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La GUPS privée de participation à la fête de l’Humanité cette année.

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La participation de la GUPS à la fête de l’Humanité est entravée. En 2010 déjà, nous avions dû négocier notre présence lors de ce rendez-vous militant annuel organisé par le journal l'Humanité. Les fonctionnaires de l’Autorité Palestinienne imposent  leur monopole sur la représentation des Palestiniens en France. A l’heure des révolutions arabes et alors que persistent les menaces sur les droits du peuple palestinien, il n’est pas acceptable de cautionner le musèlement de la jeunesse palestinienne.

 

La Fête de l’Huma, un temps fort pour les étudiants palestiniens en France…


Depuis plus de dix ans, en sa qualité de branche étudiante de l’OLP, la GUPS bénéficie à titre gracieux d’un stand à la Fête. Celle-ci est devenue une activité incontournable. Pour rencontrer le public et le sensibiliser à notre cause. Pour renforcer nos liens avec les camarades communistes et anticolonialistes venus de toute la France et du monde. Enfin parce que les recettes issues de la vente de produits palestiniens sur notre stand constituent notre principale ressource pour l’année, nous permettant de poursuivre nos activités aux côtés des étudiants Palestiniens et du public français.

Lorsqu’en 2009 nos prédécesseurs à la GUPS ont contacté les organisateurs de la fête pour prendre leurs dispositions comme chaque année, ils ont été surpris d’apprendre que notre participation devait d’abord être confirmée auprès de la Délégation Générale de la Palestine en France. Cette dernière, qui semblait voir d’un mauvais œil que la GUPS bénéficie d’un espace d’expression et de ressources autonomes, souhaitait faire valoir ses prérogatives en tant que représentation officielle de l’OLP dans ce pays. Ainsi le personnel de la Délégation tenta de conditionner notre participation par la saisie d’une partie des recettes et le contrôle des publications disposées sur notre stand. Forts pourtant de notre légitimité sur ce stand nous avions pu alors assurer sans difficulté que notre participation ne soit en aucun cas contrainte ou conditionnée.

L’année suivante les nouveaux responsables de la GUPS ont interpellé très tôt les organisateurs de la Fête sur la question éminemment politique que posait la mise sous tutelle de la GUPS par la Délégation. Pour toute réponse il leur fût dit que ce stand de l’OLP historiquement tenu par la GUPS est devenu par la suite le stand de la Palestine et qu’il revenait désormais aux représentants officiels de la Palestine en France d’en assurer la gestion. La Délégation s’évertuait quant à elle à limiter notre participation en faisant participer d’autres associations palestiniennes choisies par ses soins. Il nous était plus difficile cette fois de contester ses manœuvres sans se mettre à dos les quelques associations à qui avait été promis une place sur notre stand.

Or, en septembre 2010, la GUPS publiait un communiqué contestant la reprise des négociations à Washington, se joignant ainsi à un élan de protestations populaires chez les Palestiniens à travers le monde. Parmi les multiples pressions que subirent les représentants de la GUPS à ce moment-là, nous fûmes menacés de perdre notre place sur le stand si nous ne reniions pas publiquement notre position. Privés des badges d’entrée à la Fête, nous avons pu compter sur l’un de nos partenaires pour introduire notre matériel et avons acheté nos billets d’entrée pour pouvoir nous installer avant l’arrivée des employés de la Délégation - devenu désormais Mission de Palestine en France depuis la prise de fonctions de son ambassadeur M. Hayel Fahoum. Mis devant le fait accompli, ce dernier toléra notre présence sur une petite moitié du stand à condition que nous en retirions notre communiqué. Bien que conscients de ce que nous coûterait ce bras de fer, nous étions décidés à ne pas céder devant cette injonction et sommes restés sur le stand avec notre communiqué.


La Mission de Palestine impose son contrôle


Cette année, nous nous sommes à nouveau tournés vers les organisateurs de la Fête, bien conscients désormais de notre différend avec la Mission. Pourtant, la GUPS n’aurait pas d’autre choix que de passer par la Mission pour espérer bénéficier de son stand à la Fête de l’Humanité. Quant au personnel de la Mission, il nous fit savoir que la présence de la GUPS sur le stand n'était pas acquise. Pour pouvoir y prétendre, nous devions leur adresser une demande écrite en expliquant la nature de nos activités sur le stand, et accepter par avance de nous conformer au thème imposé par la Mission pour cette année : « la reconnaissance de l'État palestinien ».

La GUPS est la maison de l’étudiant palestinien. Tout étudiant palestinien, quelles que soient ses convictions politiques, son appartenance religieuse et sociale ou sa provenance (Palestine occupée ou réfugiés et diaspora en exil) peut y adhérer librement et participer pleinement à la prise de décision. Son but premier est d’unir les étudiants palestiniens dans la défense de leurs intérêts communs et de la cause nationale. Les élections annuelles et les assemblées générales assurent une démocratie vivante et participative et fondent la légitimité de ses positionnements politiques.

Ainsi, les manœuvres en cours dépassent le cadre de la Fête. En nous privant de cet espace de travail et d’expression, la Mission entend aussi nous priver des ressources financières vitales pour répondre à nos responsabilités politiques mais surtout syndicales face aux nombreuses difficultés rencontrées par les étudiants Palestiniens en France.

Bien que n’ayant jamais pris de décision officielle d’interdire la participation de la GUPS à la Fête de l’Humanité, la Mission de Palestine en France a tout fait pour limiter notre présence pour finalement nous en chasser. En remplaçant la GUPS par des petites associations sans représentativité et sans vocation politique, la Mission s’est assurée de se débarrasser de la seule voix palestinienne encore autonome en France.

Alors que des débats vifs agitent la scène palestinienne quant à l’avenir de notre lutte pour l’autodétermination, le fait de vouloir conditionner notre participation par le respect de l’agenda politique de l’Autorité Palestinienne est lourd de conséquences. La nécessité de notre unité ne doit pas justifier plus longtemps le musèlement de la jeunesse palestinienne.


A chacun de prendre ses responsabilités


Nous avons alerté à plusieurs reprises les organisateurs de la Fête, qui ne sauraient être tenus responsables de ce différend. Pourtant, si nous leur avons exposé notre situation, c’est pour qu’ils comprennent que leur décision de passer uniquement par la Mission n’est pas moins qu’une décision politique de réduire la présence palestinienne en France  à celle de l’Autorité Palestinienne, au détriment notable de l’organe représentatif de la jeunesse palestinienne. Les organisateurs, de même que les participants à la fête de l’Humanité, doivent pouvoir assumer en connaissance de cause la dimension politique du choix de l’organe palestinien avec qui ils traitent.

Il nous coûte d’avoir à nous concentrer sur de telles querelles alors qu’en Palestine et dans le monde Arabe, l’actualité est autrement plus importante. Néanmoins nous considérons de notre devoir de nous battre pour préserver les acquis d’une histoire de lutte et de solidarité en France. De même, nous refusons que la cause de libération de la Palestine soit confisquée aux Palestiniens par ceux de leurs dirigeants et de leurs partenaires qui seraient tentés de croire que la marche vers l’autodétermination pourrait se faire au détriment de notre peuple.


 

 

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